bienvenue sur TANGO PANACHE

 

 

Chers visiteurs,  

Formatrice pour des adultes en formation CIF (Congé Individuel de Formation) j'enseigne :

le Français en Bac Pro et en BTS

l'Histoire en Bac Pro

la Géographie en Bac Pro

L'Instruction Civique en Bac Pro

L'Anglais en Bac Pro

Les épreuves E3A et E2 en Bac Pro

l'Anglais en BTS IG

Je peux donc vous aider dans ces matières et ce totalement bénévolement.

Je suis également auteure de pièces de théâtre qui entrent dans le programme du Bac Pro (théâtre/mise en scène) et vends mes pièces si vous souhaitez les lire, il y en a trois (Tango panache, Mortel et Cougar or not Cougar) il suffit de m'écrire sur le mail de mon Association TANGO PANACHE (www.asso.tangopanache@gmail.com). Les pièces sont jouées 2 fois par an pour des oeuvres caritatives afin de recueillir des dons pour les enfants malades.

Le dates des prochaines représentations de COUGR OR NOT COUGAR :

14 janvier 2012 à la MLC de Montmorency 6 avenue de Domont, réservations au 01 39 89 50 60

28 janvier 2012 au théâtre Silvia MONFORT de Saint Brice sous forêt réservations au 06 84 12 93 68 au profit de l'association Monsieur Nez Rouge

10 mars 2012 à la salle Georges Brassens de Saint Gratien réservations au

06 84 12 93 68 au profit de Kiwanis International

Votre présence et votre aide sont importantes pour que nos associations perdurent et continuent de vous offrir leur aide scolaire et culturelle.

collectivementvotre,

sylvie

 

 

 

 

 

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:33

DOC 1


je n'ai pu transférer le dessin il s'agit de deux oiseaux qui survolent un champs d'OGM en disant qu'ils préfèraient encore les épouvantails.

DOC 2

Depuis 1996, Greenpeace se bat contre la dissémination des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Ils présentent beaucoup trop de risques pour que l'on puisse se permettre leur généralisation. Ils sont un danger pour l'environnement, présentent des risques pour la santé et menacent les équilibres économiques et sociaux. Ils posent également des questions éthiques qui n'ont pas fait l'objet d'un débat suffisant.

Greenpeace est opposée à la culture des OGM en plein champ. Parce qu'elle est source de pollution génétique. Parce qu'elle menace la biodiversité. Parce qu'elle contamine inévitablement les filières agricoles traditionnelle et « bio ».

Par contre, Greenpeace n'est pas opposée à la recherche en milieu confiné (sous serre ou en laboratoire), notamment dans une perspective médicale. Nous ne sommes pas contre la recherche ou le progrès. Nous sommes pour que la science profite à tous en respectant l'environnement.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Les OGM enrichissent les grandes multinationales comme Monsanto ou Bayer. Elles nous présentent les OGM comme la solution à la faim dans le monde. Mais 99% des céréales génétiquement modifiées n'ont pas un rendement supérieur aux céréales traditionnelles. Elle ne résistent pas non plus à la sécheresse.

En outre, les OGM appauvrissent les petits paysans, standardisent les pratiques agricoles et mettent en danger la biodiversité. Ils vont à l'encontre d'une agriculture durable et arrivent dans nos assiettes sans que nous ayons pu donner notre avis. Au final, les OGM assoient le pouvoir d'une infime minorité sur le reste de l'humanité.

Pourquoi les OGM font-ils peur?

 

Les OGM font peur parce que personne aujourd'hui n'est en mesure d'en mesurer le danger potentiel. Si d'un côté des organisations actives comme Greenpeace affirment que les OGM sont un danger pour la santé, des scientifiques d'autre part réfutent cette affirmation.

 

Les OGM sont interdits sur le territoire français et Greenpeace très justement s'oppose à leur culture en plein champ. Il est évident que ce qui n'a pas été parfaitement analysé jusqu'à en prouver le danger ou non ne doit pas puvoir être cultivé en pein air. Le vent peut aisément porter les graines et les greffer sur d'autres pousses naturelles ou bio modifiant ainsi leur caractère d'origine.

 

Greepeace accepte que ces OGM soient étudiés mais dans des milieux confinés pour éviter cette peur latente et naturelle.

 

La peur réside également dans le monopole exercé par certaines grandes multinationales qui font entrer dans le processus commercial un risque de répartition à échelle mondiale pour rendre lucrative les cultures. Greenpeace dit que les OGM assoient le pouvoir d'une infime minorité sur le reste de l'humanité.

 

Car les OGM sont comme leur nom l'indiquent génétiquement modifiés et n'ont plus rien de naturel. Seuls les scientifiques travaillant sur ce projet connaissent les éléments qui les composent mais peut-être pas encore les conséquences de leur utilisation à longue échéance Bien sur à la base ils avaient été créé pour permettre que les peuples mangent à leur faim partout dans le monde. Leur particularité est de ne pas s'abîmer et donc d'être plus rentable pour celui qui le vend et qui n'a pas de perte mais aussi pour les fournisseurs de graines qui vont asseoir des marchés partout dans le monde.

 

Sur le dessin humoristique on voit deux oiseaux qui ont plus peur d'un panneau où est inscrit OGM que d'un épouvantail. Ce trait d'humour nous indique que la peur des OGM est un vrai problème de société.

ouhquec'estpasbonlesogmmentvotre,

sylvie

Par Sylvie CASSEZ - Publié dans : BAC PRO 2011 2012 - Communauté : ENSEIGNEMENT GRATUIT
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 10:31

EPREUVE D'ENTRAINEMENT GEOGRAPHIE AVEC SUPPORT DOCUMENTAIRE

 

Le système productif français

 

Le système productif français s’est modifié en profondeur au cours du dernier siècle. Le secteur primaire (agriculture) n’emploie plus aujourd’hui que 4 % de la population active contre 36 % en 1950 grâce à une mécanisation massive.

 

Le secteur secondaire (industrie), qui a employé jusqu’à 39 % de la population active en 1970, a vu cette part se réduire de moitié depuis le premier choc pétrolier. De plus, la baisse de l’emploi industriel direct s’est accompagnée d’une externalisation importante de nombreuses fonctions vers les services.

 

L’essor ininterrompu du secteur tertiaire (services), lié aux gains de productivité des deux autres secteurs, s’est accentué depuis la fin des années 1970. Il emploie aujourd’hui plus de 75 % de la population active. L’économie française est enfin marquée par le poids du secteur public productif, qui emploie plus d’un million de salariés répartis dans 1 300 entreprises dans des secteurs protégés ou stratégiques (transports, énergie). Les privatisations engagées à la fin des années 1980 inversent cette tendance.

 

Le tissu industriel français est caractérisé par la prédominance des petites et moyennes industries qui représentent 96 % des entreprises et réalisent 41 % du chiffre d’affaires. Parallèlement, l’industrie française s’appuie sur des entreprises de premier plan dans des secteurs performants : Arianespace est l’incontestable leader mondial du transport spatial, et la France est le premier exportateur mondial de parfums et de cosmétiques. Mais le système productif français, marqué depuis le milieu des années 1990 par une vague de concentrations, souffre d’un manque d’entreprises industrielles intermédiaires (de 200 à 2 000 salariés) dont l’importance souvent négligée représente pourtant un enjeu stratégique, en tant qu’appui industriel

des grands groupes. Enfin, si la France est, comme les autres pays industrialisés, touchée par des délocalisations, elles ne sont à l’origine que de 6 % des baisses d’effectifs constatées dans l’industrie. Considérées à tort comme affaiblissant le système productif, elles s’inscrivent au contraire dans l’évolution des économies avancées vers des activités plus productives.

 

http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/pdf/Economie-3.pdf

 

1 ) - Quelles sont les principales raisons du changement du système productif français ?

 

  1. Quelle idée ancrée dans les mentalités semble se révéler fausse à la lecture de ce texte ?

 

  1.  
    1. Où se situent les principales forces de la France ?

 

 

REPONSES AUX QUESTIONS

 

1) – Quelles sont les principales raisons du changement productif français ?

 

Les principales raisons du changement productif français sont les modifications observées ces dernières années relatives à l'industrie et à l'agriculture principalement. En effet alors qu'au début du siècle ces secteurs étaient les plus importants, ils ne représentent plus aujourd'hui grand chose. Déjà en 1970 l'industrie ne représentait plus que 39 % de la population active, chiffre qui s'est aggravé dès 1973 à l'aube du premier choc pétrolier en réduisant de moitié. Aujourd'hui nos plus grosses industries se sont délocalisées ou ont tout simplement disparu pour laisser place à de petites ou moyennes entreprises. Même les entreprises de taille intermédiaires manquent. L'agriculture pour sa part a presque disparu il ne représente aujourd'hui que 4 % de la population active. La mécanisation est responsable de cela mais aussi la politique agricole commune de l'Union Européenne.

 

  1. Quelle idée ancrée dans les mentalités semble se révéler fausse à la lecture de ces textes ?

 

On pense à tort que la France est touchée par la délocalisation de ses entreprises parce que les salaires français sont beaucoup plus élevés que dans les pays d'Asie, le Nord de l'Afrique ou encore les pays de l'Ex URSS mais cela est faux puisque seulement les baisses d'effectifs liées à ces délocalisation ne touche que 6 % de la population active. La délocalisation semble être en fait un facteur économique marquant puisqu'elle permet aux industries d'avancer vers des activités plus productives. Toutefois il est évident que lorsqu'une entreprise décide de délocaliser une partie de sa production dans un pays à faible coût cela ôte du travail à des travailleurs français et fait parfois mourir une région. On se rappelle avec émotion la délocalisation annoncée de la production de la marque LEJABY en Haute-Loire vers la Tunisie.

 

  1. Où se situent les principales forces de la France ?

 

Les principales forces de la France se situent dans l'aéronautique, les parfums et les cosmétiques. Mais cela n'assure pas l'équilibre économique du pays. En effet, le tissu économique français est nettement marqué par l'importance des entreprises de petite et moyenne importance qui en fait représentent la majorité des entreprises. La France a donc tendance à morceler son système productif et à laisser échapper des opportunités d'asseoir sa prédominance commerciale. Le fait de de mettre en avant les performances d'Arianespace ou encore de l'Oréal ne suffisent pas à régler le problème de nos besoins qui se transforment en une forte demande d'importations par manque de production intérieure de produits. Un pays qui finit par importer plus qu'il n'exporte n'est pas en bonne santé économique.

ilfaudraitrelancerlaproductiondansnotrebeaupaysmentvotre,

sylvie

Par Sylvie CASSEZ - Publié dans : BAC PRO 2011 2012 - Communauté : ENSEIGNEMENT GRATUIT
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 10:12

20 January 2012 Last updated at 15:32 GMT

Hackers retaliate (réagir) over Megaupload website shutdown

By Leo Kelion Technology reporter

Megaupload displayed a video with celebrity endorsements (soutien) before it was shut down



Hackers have targeted the US government and copyright organisations following the shutdown of the Megaupload file-sharing website.

The Department of Justice (DoJ), FBI and the Motion Picture Association of America (MPAA) among others have been bombarded with internet traffic.

Web links have been distributed which, when clicked, make the user's computer part of the attack.

It was announced on Thursday that it had taken action to force Megaupload and related domain names offline, and had charged the firm's co-founders and others with violating piracy laws.

Four of the employees have been arrested in Auckland, New Zealand, at the request of the US authorities.

Police also seized cash, valuable cars and a shotgun (fusil) from the residence of the website's German founder, Kim Dotcom, formerly (autreefois) known as Kim Schmitz. They appeared in court (tribunal) on Friday. One of their lawyers (avocats) initially objected to media requests for photographs, but the accused said that they did not mind "because we have nothing to hide".

 

Their Hong Kong-based site had around 150 million users and 50 million daily hits. It had received celebrity endorsements from the model Kim Kardashian and singers Alicia Keys and Kanye West among others, making it one of the net's most high-profile file sharing sites.

The business had said it had been diligent in responding to complaints (plaintes) about pirated material.

News of the arrests came the day after thousands of websites had taken part in a "blackout" to protest against proposed anti-piracy laws; however, the DoJ (department of Justice) suggested the two matters were not related.

A statement from the department noted that a grand jury indictment (accusation) against the Megaupload employees was issued on 5 January.

'Unwanted traffic'

Hours later a statement linked to the @AnonymousWiki twitter account announced: "We Anonymous are launching our largest attack ever on government and music industry sites. Lulz. The FBI didn't think they would get away with this did they? They should have expected us."

It said that 10 sites had been taken offline in response to the Megaupload shutdown including the FBI, Universal Music, RIAA (Recording Industry Association of America) and Hadopi - the French government agency responsible for "protecting creative works on the internet".

On Friday, Universal's webpage said: "This site is under maintenance. Please expect it to be back shortly." The global operation that saw megaupload.com shut down and its owner arrested is a major development in the battle over online copyright infringement.

Résumé en français de 150 mots (10 % + ou -) :

 

Les pirates informatiques ont réagi contre la fermeture du site « Megaupload » bénéficiant du soutien de célébrités. Le Département de Justice mais aussi la MPAA défendant le copyright ont été inondés de mails. Des internautes ont même participé à la rébellion empruntant des liens les guidant vers le DOJ et la MPAA. Car Megaupload a été accusé de violer les lois du copyright et 4 de ses employés ont déjà été arrêtés en Nouvelle Zélande et emmenés au tribunal après qu'on leur ait saisi leurs biens. Des dizaines de millions d'utilisateurs se connectaient sur le site qui était considéré comme le site de partage le plus efficace. Des « anonymes », le Lulz, ont lancé une attaque contre le gouvernement et l'industrie du disque et ont déjà mis hors ligne des sites fédéraux et commerciaux aux Etats-Unis et en Europe. Ce n'est que le début d'un combat qui risque de perdurer (154)

 

Vocabulaire :

 

to retaliate : to react (réagir)

endorsement : soutien

to target, to aim, to focus on : cibler

file-sharing : de partage

link : lien

announced, unveiled : annoncé, révélé

to found, founded, founded : fonder

to find, found, found : trouver

to seize : saisir

court : tribunal

lawyer : avocat (de la défense)

attorney : procureur

diligent : appliqué, consciencieux

complaint : plainte

indictment : accusation

lulz : lol mais rire sardonique

Lulz : mouvement d'anonymes piratant les sites gouvernementaux et commerciaux pour protester.

Infringement : violation

 

Grammaire :

 

Dans la première phrase du texte « Megaupload displayed a video with celebrity endorsements before it was shut down ».

on utilise le preterit pour conjuguer displayed parce que la seconde partie de la phrase « before it was shut down » est considéré comme marqueur de temps.

 

Par contre :

 

dans la seconde phrase « hackers have targeted the US governement..... » il n'y a pas de marqueur de temps on ne sait pas quand cette décision a été prise de fait on utilise le present perfect simple.

 

Idem dans la troisième phrase qui d'ailleurs est à la voix passive « web linkshave been ditributed » ; des liens web ont été distribués. Comme la phrase 4 « it was announced » qui est au preterit puisqu'il y a marqueur de temps « on thursday » ou encore la phrase 5 « four of the employees have been arrested » voix passive plus present perfect simple car il n'y a pas de marqueur de temps.

 

Plus loin on observe que le journaliste utilise le Plu Perfect (ligne 15) :

 

« It had received celebrity endorsements ». Le site étant fermé le nombre des soutiens s'es fait à ce moment là donc on considère que le Plu Perfect est requis là. Action qui a eu lieu dans le passé et a duré un certain moment mais est terminée et n'a pas été datée.

 

« the businesshad said it had been diligent » idem

 

Au niveau du 12e paragraphe commençant par Hours later.... :

 

« We anonymous are launching » utilisation d'un présent progressif parce que les anonymes « sont en train de » lancer. L'action se passe et dure au moment où elle est racontée.

 

Dans le même paragraphe :

 

Concordance des temps Preterit et Conditionnel.

« The FBI didn't think they would get away with this, did they ?

Le FBI ne pensait pas qu'ils s'en sortiraient, n'est-ce pas ?

Même principe qu'en français, imparfait dans la principale et conditionnel dans la subordonnée

 

« They should have expected us »

should traduit « devrait » le conseil.

Ils auraient du nous attendre.

 

piratementvotre,

sylvie

Par Sylvie CASSEZ - Publié dans : BTS 2011 2012 - Communauté : ENSEIGNEMENT GRATUIT
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:17

BTS BLANC de la semaine du 9 janvier 2012

Faites une synthèse organisée des documents suivants :

1) - Michel Bernard, "Sport", Encyclopaedia Universalis.

2) - Jacques JULLIARD, « Tout est faux dans le foot », Le Nouvel Observateur, n° 1233 - 24/30 juin 1988.

3) - Alain Ehrenberg, entretien au Nouvel Observateur, n° 1776, 19 novembre 1998.

4) - Claude Serre, Le sport, 1977 (couverture, édition Glénat)

TEXTE 1.

En fait, le schéma constitutif de la technique sportive (compétition/rendement/mesure/record) reproduit le processus même du système de production capitaliste, avec son impératif majeur de rendement maximal (pour le profit maximal) et par suite de mesure dans le cadre d'une concurrence effrénée. Cela explique, d'une part, que le sport moderne soit né officiellement en Angleterre à l'aube de la révolution industrielle (le capitalisme anglais a rendu aux Français sous forme de sport ce qu'il leur avait emprunté comme jeu), d'autre part, qu'apparaissent une mécanisation, une spécialisation et une taylorisation croissantes des techniques sportives, de plus en plus indissociables des techniques de production, et, parallèlement, une réduction du corps à sa fonction instrumentale de machine.
Du même coup, se dévoile l'arrière-fond idéologique du phénomène sportif: celui-ci emprunte ses valeurs et ses mythes à l'idéologie du système qui l'a fait naître et le soutient, c'est-à-dire à la classe dominante qui assure l'existence et la pérennité du système. C'est ainsi qu'en prenant une majuscule et s'universalisant, le sport s'identifie aujourd'hui à une éthique et à une philosophie de l'homme, que certains, comme Bouet, croient inhérentes à l'essence même de celui-ci. D'où la charge affective, émotionnelle, exaltante de l'épithète « sportif », ou culpabilisante de l'épithète de « non sportif ». Cette éthique est celle qui s'exprime dans la valorisation de l'effort, du dépassement de soi dans la souffrance même, de la discipline dans l'entraînement, de la soumission à l'intérêt du groupe, du respect du chef et, bien plus et surtout, du respect de l'adversaire dans une pratique loyale, comme le préconise le concept britannique de fair play. En fait, cette notion, associée à celle de l'exigence de compétition, résume le code d'honneur de cette nouvelle «chevalerie» qu'est, selon M. Maheu, le sport moderne. Le sport représente une forme sublimée, et par là justificatrice, de la pratique économique du capitalisme : nécessité de la concurrence, de la productivité, de la hiérarchie du pouvoir et de la discipline avec la cohésion du groupe qui lui est indispensable. Le sport se recrute, dit Maheu, dans toutes les classes et tous les peuples et les brasse fraternellement à travers la terre entière. Il est, en ce sens, le mythe sécurisant de la réconciliation et, à la limite, de la suppression des luttes de classes, de races et de nations. On comprend dès lors l'utilité de la caution apportée par une telle mystique humaniste du sport au fonctionnement réel des sociétés capitalistes actuelles; utilité d'ailleurs consacrée par l'importance présente du phénomène olympique et la solennité de son cérémonial. On comprend aussi, et surtout, que le sport (avec ses rites et ses idoles) soit devenu dans l'ensemble de la culture contemporaine le substitut laïque des aspirations religieuses des masses, le mode le plus accessible, bien que le plus illusoire, de la communion collective.

Michel Bernard, "Sport", Encyclopaedia Universalis.

TEXTE 2. 

[L'article est écrit au lendemain du  HYPERLINK "http://fr.wikipedia.org/wiki/Drame_du_Heysel" \n _blankdrame du Heysel.] 

Tout est faux désormais dans le foot, dans la joie qui se veut délirante du marqueur après le but, dans ces obscènes empilements de joueurs qui se forment alors, dans ces convulsions de l'avant-centre prétendument fauché dans la surface de réparation: dans ce ciel salué à genoux, ou cette terre que le dirigeant vainqueur embrasse mystiquement. De sorte que ce que l'on attend désormais d'un arbitre n'est plus de sanctionner des fautes mais de faire la part entre ce qui est sincère et ce qui est simulé. Il n'est plus le juge d'application de la règle, c'est un psychologue de plein air, ou encore un habile diplomate qui négocie avec la foule hurlante l'équilibre politique des penalties. Voilà pourquoi nous ne nous amusons plus au football, dépassé par ses enjeux, paralysé par la peur. Marquer des buts n'est même plus l'objectif essentiel; dans la plupart des matchs, c'est un accident exceptionnel, qui vient troubler l'ordonnancement et la finalité même de la partie : la nullité! Mais il y a plus grave; il y a la place croissante prise par le foot dans notre univers politique : naguère langage universel, aujourd'hui espéranto de notre déchéance ! A qui, débarqué d'une autre planète, voudrait goûter en une seule soirée à toutes nos névroses d'aujourd'hui, on ne saurait conseiller plus rapide initiation qu'un match de football. Il y trouverait réunies la plupart des maladies sociales dont nous souffrons : la violence, la triche, le fric et l'ennui.
Le général Pinochet est un précurseur méconnu. Transformer les stades en camps de concentration, voire d'extermination, était apparu d'abord comme une provocation sinistre, une dérision paradoxale. Erreur: cela n'était qu'une anticipation. Pinochet, comme son voisin argentin Videla, avait compris la vraie nature du football. La tuerie du Heysel n'est pas un accident isolé, la suite l'a montré. Le football britannique s'efforce, week-end après week-end, de rééditer un exploit aussi mémorable. Le football, c'est la guerre en champ clos. D'énormes forces de police sont là pour encadrer des combattants bottés, casqués, vêtus d'uniformes, brandissant des matraques, voire des explosifs. Pour mieux se préparer à l'affrontement, ils ont absorbé, comme jadis les poilus montant à l'assaut, d'énormes quantités de vinasse et de bière, qui font régner en permanence dans les tribunes de tous les stades du monde cette inimitable odeur de vomissure et de déjections. J'ai à peine besoin d'ajouter que la plupart des footballeurs professionnels sont devenus des mercenaires sans âme et sans honneur, qui le soir du Heysel ne craignirent pas de slalomer entre les cadavres et les blessés pour remplir leur contrat, tandis que les télévisions, qui avaient payé pour cela, s'empressèrent de retransmettre ces macabres ébats. Au moment où j'écris ces lignes, le championnat d'Europe en est à environ huit cents personnes interpellées. C'est ce que Jacques Georges, président de L'UEFA, appelle une « Europe propre ».
Alors vivre sans football ? L'idée d'une année sans football, comme celle d'une journée hebdomadaire sans télévision, devrait être examinée. A moins qu'à l'instar des Mayas du Mexique précolombien nous décidions de sacrifier aux dieux, dans les jeux sacrés de la balle, les membres de l'équipe victorieuse. Cela aurait au moins pour avantage de nous délivrer de la race obsédante des vainqueurs.

Jacques JULLIARD, « Tout est faux dans le foot », Le Nouvel Observateur, n° 1233 - 24/30 juin 1988.

TEXTE 3

Le Nouvel Observateur. - Pourquoi est-on tellement attaché à cette image de pureté du sport, alors qu'à l'évidence il s'agit d'un leurre ?
A. Ehrenberg. - Parce que la compétition sportive est le seul domaine où l'on peut conjuguer harmonieusement la concurrence et la justice. La compétition permet de dénouer, dans l'imaginaire, la contradiction entre égalité de principe des hommes devant la loi et les inégali tés de fait. Dans le sport, ce serait en effet toujours le meilleur qui l'emporterait. C'est ce que j'appelle la « juste inégalité ». Le dopage surgit comme une infraction à cette loi égalitaire.
N. O. - Idéalement, le sport permettrait donc de sublimer la loi de la jungle ?
A. Ehrenberg. - La compétititon, c'est en théorie un affronte ment dans le respect de règles transparentes et à ciel ouvert. Elle dessine donc un univers purifié de toute interférence sociale. Du coup, le Sport permettrait de sortir de la drogue ou de diminuer la violence dans les banlieues. Bref, il civiliserait le barbare. En réalité, le sport est un monde où tout est organisé pour dépasser ses propres limites. D'où la difficulté à distinguer ce qui relève de la préparation médicale et de l'artifice du dopage.
N. O. - Au-delà du sport, qu'est-ce qui fascine, dans le dopage ?
A. Ehrenberg. - Le mot « dopage» est associé à l'idée de stimulation de soi. Nous ne sommes alors ni tout à fait dans la drogue, qui modifie les états de conscience et relève de la dualité permis-défendu, ni vraiment dans le médicament, associé à la maladie. Un vaste espace intermédiaire s'est donc développé à bas bruit où, pour gérer des difficultés quotidiennes de toutes sortes, nos contemporains peuvent utiliser des substances légales, prescrites ou illicites qui modifient les perceptions. Elles permettent d' « assurer » et facilitent l'action malgré l'angoisse, la fatigue ou l'inhibition. Cette gestion de nos dysfonctionnement rend floue la distinction entre « se soigner » et « se droguer ». Le dopage n'est finalement que la formule la plus courante donnée à ces pratiques très répandues visant à la modification et l'amélioration de soi-même.
N. O. - En somme, nous sommes tous concernés par le dopage !
A. Ehrenberg. - Je répondrai par une question : faut-il traiter toute dépression, voire toute souffrance psychique par un médicament ? On critique la médecine parce qu'elle surprescrirait des pilules psychotropes pour des gens qui ne sont pas de « vrais » malades. Mais comment distinguer entre le malade qui souffre, qu'il faut soulager, et celui qui pourrait se prendre en charge ? D'autant que l'on dispose de produits peu dangereux et efficaces pour alléger des symptômes multiples : nous avons déjà les anxiolytiques qui relèvent depuis une quinzaine d'années d'une « automédication sur prescription médicale ». Nous utilisons maintenant une nouvelle génération d'antidépresseurs. Toutes ces molécules sont devenues des aspirines mentales.
N. O. - L'ïmaginaire de la drogue s'est donc profondément transformé.
A. Ehrenberg. - Sans aucun doute. Le premier âge de la drogue de masse - les années 60 - est marqué par la rébellion contre l'autorité et la société capitaliste. L'individu cherchait alors les bonnes vibrations pour explorer un autre monde et de nouvelles images de lui-même. Aujourd'hui, la drogue est plus proche d'une autothérapie. Il s'agit de démultiplier ses capacités. Dans une société d'action et d'initiative indi viduelle, il ne suffit plus d'être un bon garçon obéissant. Il faut se dépasser sans cesse, ce qui correspond d'ailleurs exactement à l'idéal toxicomaniaque. Voyez l'entreprise: on prend moins de congés maladie et davantage de psychotropes depuis le milieu des années 80, comme l'a relevé la médecine du travail. Compenser ses dysfonctionnements ou ses insuffisances devient décisif pour rester socialisé dans une société où les normes exigent de la réussite et où les échecs se paient comptant. En un mot, le dopage traduit la vérité de la drogue aujourd'hui : une manière d'être dans une culture de concurrence interindividuelle permanente où l'on vous demande moins d'obéir que d'être à la hauteur. Pas étonnant que le sport soit devenu depuis les années 80 un modèle pour l'esprit d'entreprise, qu'il s'agisse des stages « hors limites » ou du sponsoring sportif. Le docteur Jean-Paul Escande évoque le plaisir du sportif à voir son corps se transformer avec l'EPO et à éprouver une toute-puissance. Oui, on est bien là dans l'univers de la drogue.
N.O. - D'où une certaine généralisation des substances dopantes ?
A. Ehrenberg. - Disons que ce sont les dépendances qui tendent à s'élargir. Ces addictions ne se définissent plus seulement par la relation à un produit, mais par un comportement compulsif : la consommation, le jeu, l'amour peuvent à leur tour relever de l'addiction. L'addiction exprime une tendance à fusionner avec un objet, peu importe qu'il s'agisse de nourriture, d'amphétamines ou d'un partenaire sexuel. La passion est une drogue dure, elle détruit le sujet. L'intérêt pour les conduites addictives est d'ailleurs contemporain de l'attention porté aux dépressions. Au cours des années 70, les psychanalystes, entre autres, disent en observer de plus en plus. Pas des névrosés classiques, mais des gens qui n'arrivent pas à penser leurs conflits et qui ressentent une impression de vide et d'impuissance. C'est le sentiment de ne pas être à la hauteur qui domine, et la honte prend la place de la culpabilité propre aux névroses classiques. On parle de « pathologies narcissiques » et de « vide dépressif ». D'où la tendance de ces patients à adopter des comportements addictifs pour se remplir de quelque chose et se stimuler. Nous sommes entrés dans une société où l'individu est souverain, mais en contrepartie il est marqué par l'incertitude. Il doit trouver en lui-même ses propres repères. Si, selon Freud, l'homme devient névrosé parce qu'il ne peut supporter les exigences de la civilisation, on peut avancer que l'homme contemporain est attiré vers la dépression comme par un aimant parce qu'il doit supporter l'illusion que tout lui est possible.

Alain Ehrenberg, entretien au Nouvel Observateur, n° 1776, 19 novembre 1998.DOCUMENT 4 

 

serresport.gif  


Claude Serre, Le sport, 1977 (couverture, édition Glénat).

– Faites un commentaire en vous basant sur la problématique suivante :

 

Dans quelle mesure le sport peut-il être dangereux ?

 

Je vous propose le développement de Camille élève de BTS MUC dans mon centre de formation. La seule chose que je reprocherais à ce devoir c'est la conclusion qui ne contient pas d'exemple du programme.

 

Synthèse de CAMILLE

 

Pratiquer un sport est un échappatoire essentiel aux soucis, au travail en un mot au stress. Pourtant la lecture de l'oeuvre de Michel BERNARD intitulée « sport » nous en donne une tout autre image. Ce dernier, en effet, assimile la technique sportive au système de production capitaliste dont le seul intérêt est le rendement. Jacques JULLIARD dans « tout est faux dans le foot » paru dans le Nouvel Observateur de juin 1998 met l'accent sur la violence, la tricherie et l'argent générés par le football. Alain EHRENBERG, de son côté, dans son entretien au Nouvel observateur du 19 novembre 1988 met en évidence une pratique récurrente dans le sport c'est-à-dire l'absorption de substances dopantes. Enfin Charles SERRE dans « le sport » montre en couverture un athlète dont le corps a été remodelé par la pratique du sport. Cependant pourquoi pratiquons-nous le sport et quelles sont les dérives liées au sport sont les questions que nous nous poserons.

 

Le sport apparaît comme une forme de dépassement de soi, il permet de nous sublimer et d'aller au-delà de nos limites. C'est ce que nous démontre Michel BERNARD dans son article paru dans l'Encyclopedia Universalis intitulé « le sport ». Alain EHRENBERG semble abonder dans son sens dans l'interview auquel il a répondu dans le Nouvel Observateur lorsqu'il dit que le sport est un monde où tout est organisé pour dépasser ses propres limites. Le sport apparaît par ailleurs comme un enjeu social. Les barrières disparaissent, c'est un facteur de rassemblement des peuples, un facteur de cohésion sociale. Michel BERNARD, au travers de son texte intitulé « le sport » nous explique que le sport est pratiqué par tous. Il estime qu'il se produit un brassage fraternel qui fait disparaître toute classe sociale. Le sport purifie notre univers de toute interférence sociale et permet de ramener le calme dans les banlieues, espace dirait-on de violence comme l'affirme Alain EHRENBERG.Les « bodybuilders » comme le montre la couverture de Claude SERRE nous renseignent sur la pratique de ce sport qui vise à remodeler le corps. La culture physique très répandue révèle des corps sculptés, magnifiques et souvent très impressionnants. Aussi, la pratique du sport se mesure non seulement par les vertus du bien-être mais aussi par les valeurs de respect de l'adversaire et de loyauté. Le concept du fair-play britannique nous le démontre, en effet Claude SERRE dans « sport » met l'accent sur la discipline et le respect de l'adversaire. En d'autres mots il cherche à nous expliquer qu'il faut reconnaître ses faiblesses lorsqu'on est vaincu et avoirn en mémoire toute ces valeurs qui sont la base même du sport.

 

Cependant ce sport dont il est question nous révèle d'autres aspects. Michel BERNARD dans « le sport » paru dans Encyclopedia Universalis assimile le système de production capitaliste à la technique sportive dont la finalité est le profit maximal dans une concurrence hors norme. Les corps humain est réduit, l'espace d'une compétition, à une machine. Il faut produire pour maximiser les efforts ou se dépenser sans compter pour sortir vainqueur de la compétition. Alain EHRENBERG souligne le fait que le dopage engendre une sorte de concurrence. A défaut d'être à la hauteur, il faut obéir. Le sportif, pour Alain EHRENBERG, est depuis les années 80 un modèle pour l'esprit d'entreprise. Ainsi se doper est synonyme de puissance, se dépasser pour être au dessus des autres par la drogue bien entendu. Il poursuit en nous informant sur le mot « dopage » car certains sportifs utilisent ces « drogues » à tort.C'est une stimulationde soi pensent certains. Il n'y a plus de différences entre « se doper » et « se droguer ». Le sport, le football en particulier est montré comme un espace de violence, de triche, d'argent et d'ennui comme le dénonce Jacques JULLIARD dans son œuvre intitulée « tout est faux dans le foot » paru dans le Nouvel Observateur en juin 1988. Des simulations en tout genre sont orchestrées par les avants-centres dans les surfaces de réparations afin d'obtenir un penalty. Cette tricherie se manifeste par le biais du dopage. Pourquoi est-on tellement attaché à cette image de pureté du sport ? Alors qu'à l'évidence il ne s'agit que d'un leurre. Cette question du Nouvel Observateur à Alain EHRENBERG nous éclaire sur le sujet. Le sujet du dopage apparaît comme le moyen, aussi illégal soit-il, de monter sur le plus haute marche du podium. Jacques JULLIARD dans son œuvre met l'accent sur la violence dans les stades : le cas du HEYSEL où les spectateurs ont suivi en direct des milliers de morts. Les stades, poursuit-il, sont souvent transformés en camps d'extermination. Les batailles dans les stades se multiplient occasionnés par des individus ivres, armés dont les forces de l'ordre essaient de contenir. Alain EHRENBERG part de cette analyse pour mettre en évidence la violence physique des sportifs vis à vis d'eux-mêmes lorsqu'ils ingurgitent des substances illicites pour se sublimer. Le sport apparaît comme un enjeu économique en ce sens que les footballeurs sont devenus de véritables machines à gagner de l'agent. Jacques JULLIARD dénonce le fait qu'ils sont prêts sans état d'âme, à signer des contrats mirobolants. Seul le profit, amasser le plus d'argent possible est leur soucis. L'illustration de Claude SERRE dans le sport nous renseigne sur une autre forme de pratique du sport. Le sport exhibition pour lequel les athlètes sont entraînés et souvent surdimensionnés physiquement montrent leurs muscle. Cette pratique auparavant utilisée pour entretenir le physique apparaît comme un moyen aujourd'hui d'exposer son corps.

 

La pratique du sport, moyen de se libérer des contraintes pesantes de la vie et de maintenir un bien-être physique peut aussi générer des dérives. Cependant le sport malgré tout reste un excellent facteur de rapprochement et de cohésion sociale. Afin que le sport retrouve toutes les valeurs qui sont les siennes : équité, fair-play, respect et bien d'autres encore, ne serait-il pas urgent que les instances internationales pensent, ne serait-ce que , à réduite ou mettre un frein aux dérives de la gangrène.

 

Commentaire : le sport peut-il être dangereux ?

 

Le sport est fédérateur et bénéfique, il nous distrait et nous motive mais ne représente-t-il pas dans certains cas un danger potentiel ? Avant de répondre à cette question nous tenterons de découvrir les raisons pour lesquelles nous le pratiquons.

 

On pratique un sport pour conserver un certain équilibre mais aussi une bonne santé, RABELAIS dans « Gargantua » nous présente un jeune élève qui pour conserver son équilibre, malmené par de nombreuses heures d'étude, se rend dans les prés pour jouer à la balle. Isabelle QUEVAL dans son « essai sur le sport contemporain » dit, d'ailleurs, que la santé ne peut dépendre que de l'équilibre. D'autre part MONTAIGNE dans « les Essais » parle d'éduquer ensemble le corps et l'esprit. On pratique le sport également pour allier qualités physiques et morales et par la même occasion rendre fier, Isabelle QUEVAL dans « Essai sur le sport contemporain » parle des militaires du temps de l'Antiquité et dit qu'ils devaient allier force et grandeur morale, Albert CAMUS dans « la Belle Epoque » parle de la fierté d'appartenir à un club. D'autre part lorsqu'on lit l'Article 1 de la Charte Olympique rédigée en 1896, on peut lire que la pratique du sport est fondée sur la joie et l'effort, qu'elle nécessite une valeur éducative et des principes éthiques. On peut pratiquer un sport pour dépasser ses limites, Raphaël ENTHOVEN dans « Philosophie de la corde à sauter, quand le sport mène au dépassement de soi » décrit la pratique de la corde à sauter et les tourments que le corps endure lorsqu'on pratique ce sport. Il en est de même pour Haruki MURAKAMI dans « autoportrait de l'auteur en coureur de fond » qui s'est dépassé en courant au point que l'effort lui a permis de se libérer de toute pensée. Le sport se pratique également pour réussir, Eric MAITROT et Karim NEDJARI dans « l'histoire secrète des bleus, de la gloire à la désillusion » parle de la naissance du « foot business », de l' « apprentissage de l'argent », Marie GUICHOUX dans « handball les clefs du paradis » retrace les aventures sportives de l'équipe française de Handball qui cumule les victoires, enfin une photo du jeune Anton Neudakine, gymnaste russe montre les efforts que le jeune athlète a fait pour réussir à mener son équipe à la victoire. Son corps très développé pour un jeune adolescent laisse penser que l'entraînement a été difficile, c'est cette abnégation par le sport que dénonce Jean GIONO, ce sport qui permet de correspondre à un idéal,dans les « Terrasses de l'Ile d'Elbe » il déplore d'ailleurs que l'on mettre le sport au premier rang de l'échelle des valeurs. Mathias ROUX dans « Socrate en crampons » se demande si le stade est le reflet de la société, Philippe DELERM semble pour sa part convaincu dans « la tranchée d'Aremberg » que le sport est un idéal pour ceux qui ont peu de moyens, qui ont un quotidien difficile. Car le sport permet de démocratiser. La Charte Olympique de 1896, article 5, exclut toute forme de discrimination. Georges VIGARELLO dans « l'esprit sportif aujourd'hui : des valeurs en conflit » dit que le sport met en scène une pureté toute particulière dont l'égalité des chances. Le sport peut enfin avoir un rôle émancipateur, Abnousse SHALMANI dans « la longue marche des femmes vers le sport dénonce la présence peu significative des femmes dans certains pays. Xavier MONNIER dans « quand l'homosexualité et football ne tournent pas rond » dénonce la difficulté que rencontrent les homosexuels lorsqu'ils veulent intégrer le milieu du football.

 

Le sport peut-il en dépit de tout cela se révéler dangereux ?

 

Lorsqu'il devient enjeu social par exemple, selon Mathias ROUX dans « Socrate en crampons » le stade est le reflet, l'écho de la société. Philippe DELERM dans « la tranchée d'ALEMBERT » explique que le supporter n'hésite pas à définir son appartenance en fonction du partage strict entre amis d'un côté et ennemis de l'autre, il ajoute que de nombreux éléments, souvent négatifs, indique que le stade de football se situe dans le prolongement du monde social ordinaire. Le sport peut également devenir un enjeu idéologique, il peut exercer sur nos esprits une sorte de fascination. Antoine BLONDIN dans « l'ironie du sport, chronique de l'Equipe » explique que le sport exerce sur nos esprits une sorte de fascination qui fait penser que le champion doit absolument gagner. Si on revient en arrière aux JO de 1936 par exemple qui ont révélé le champion Jesse OWENS on se rappelle que le film de Leni RIEFENSHAHL n'a relaté que la présence de sportifs Ariens servant ainsi la propagande d'Hitler. Un autre côté négatif du sport est l'enjeu économique, Isabelle MONIN dans « on refait le match sociologie des crampons » explique que les stars de la coupe du monde de 1998 n'ont pas eu le temps de se former à une autre valeur que celle de l'argent. On se rappelle qu'après la coupe du monde de nombreux joueurs ont fait de la publicité, Zinédine ZIDANE par exemple a travaillé pour la marque Leader Price et puis pour un fabricant de lunettes. Voctor Hugo parle dans « l'homme qui rit » d'une époque lointaine où les riches se servaient des plus pauvres pour les faire combattre jusqu'à se faire des blessures irréversibles ou même mourir. Isabelle QUEVAL dans « le sport, petit abécédaire philosophique » explique l'attrait des sponsors pour les sportifs et les sommes colossales qui sont échangées lors des rencontres). Chantal JOUANNO, ancienne Ministre des Sports, mais aussi sportive de haut niveau est inquiète des dérives financières liées au sport en particulier la corruption liées aux paris sportifs. Le sport peut également et surtout dangereux lorsqu'il y a la preuve de l'utilisation de dopants pour modifier son corps ou gagner. Lou BARRIE bodybuilder australien a travaillé un grand nombre d'heures pour sculpter son corps dont les muscles semblent hypertrophiés. Le cyclisme et les affaire « Lance Amstrong » mais aussi « Festina » ont dénoncé le dopage, d'ailleurs la déclaration choc de Yannick NOAH à propos de la légalisation de la « potion magique » a agité le milieu sportif il y a quelques jours.Enfin le sport peut se révéler extrêmement dangereux quand il génère des soutiens violents et prône l'intolérance. Patrick MIGNON dans « Hooliganisme en France » dénonce les exactions des supporters ultras. On se rappelle le drame du Heysel le 29 mai 1985 en Belgique. Laurent MAVIGNIER dans la « Foule » un récit romancé met en scène deux supporters italiens venus encourager leur équipe au Heysel qui assistent impuissants au drame.

 

Pratiquer un sport est positif puisque cela signifie s'entretenir, avoir un bon équilibre physique et mental. Le sport est souvent signe de démocratisation, de réussite et d'idéal mais il faut faire attention aux dérives financières, idéologiques ou encore violentes qui bien souvent le spolient. Lorsqu'en 1993, une affaire de corruption éclate dans le monde du football mettant en accusation l'équipe de Marseille et son président de l'époque Bernard TAPIE, c'est une grave désillusion pour les supporters, en effet des joueurs de Valencienne vont avouer à terme avoir été invités par des membres de l'équipe adverse à lever le pied en échange d'une somme d'argent..

 

btsblancmentvotre,

 

sylvie

 

Par Sylvie CASSEZ - Publié dans : BTS 2011 2012 - Communauté : ENSEIGNEMENT GRATUIT
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:39

 

 

Vendredi 20 et Samedi 21 Janvier à 20 h 30 imaginez que vous ayez envie d'aller voir une pièce de théâtre à un prix abordable dans une maginifique salle refaite à neuf, j'ai ce qu'il vous faut !!!

La MLC de Montmorency qui nous recevait la semaine dernière accueille ce samedi une coproduction de la Troupe du Rhum et des feuilles d'or : COUPLE EN DANGER !!!

J'a personnellement acheté deux places car en ce moment j'ai envie de rire !!!  Réservations au 01 39 89 50 60. Places 12 euros et 10 euros pour les membres.

théâtralementvotre,

sylvie

Par Sylvie CASSEZ - Publié dans : COUPS DE GUEULE
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