Lundi 5 décembre 2011
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LE SIECLE DES LUMIERES : LA REVOLUTION FRANCAISE ET LES DROITS DE L'HOMME
Comment définir « Les Lumières » ?
Les Lumières sont nées de la réflexion des philosophes qui considèrent que seule la science peut expliquer le monde (se désolidarisant ainsi des idées
religieuses). Les principes de liberté et d'égalité régissant cette idée.
Toutefois des courants de pensées naissent. Montesquieu voudrait une monarchie tempérée, Diderot prône la souveraineté populaire, et Rousseau parle de
démocratie où la volonté générale est de mise. Leurs idées se développent en Europe et leurs visites aux monarques prussien (pour Voltaire), russe (pour Diderot) vont renforcer l'idée que leurs
propos intéressent et passionnent. Rousseau pour sa part rédigera un projet de constitution pour la Pologne.
Voltaire va également s'intéresser à reconnaître aux minorités religieuses les mêmes droits qu'aux catholiques. Il va entamer une campagne de réhabilitation
en faveur d'un homme Jean CALAS, protestant toulousain accusé à tort du meurtre de son fils car ce dernier s'était converti au catholicisme. Calas avait été exécuté en 1762, Voltaire écrira
d'ailleurs à cette époque le «Traité sur la tolérance » en 1763. Voltaire obtiendra la réhabilitation.
Quelques termes liés au Siècle des Lumières
Absolutisme :les révolutionnaires appellent ainsi la Monarchie Absolue.
Despote éclairée : Souverain autoritaire qui applique dans son état les réformes religieuses, économiques et sociales inspirées des «Idées des
Lumières ».
Liberté de conscience : Liberté de croire et de pratiquer un culte de son choix.
Diderot et l'Encyclopédie en Russie
Au XVIIIe siècle naît une nouvelle idée, celle de l'égalité des hommes en opposition à une monarchie de droit divin.
Parmi ces philosophes les plus connus, Voltaire, Rousseau, Diderot, d'Alembert (ces deux derniers feront paraître dès 1751 une encyclopédie contenant de
articles scientifiques).
Ces philosophes vont voyager à travers l'Europe à la demande le plus souvent des souverains. Par exemple, Diderot se rendra à la demande de Catherine II en
Russie. En 1762 Catherine fera publier une édition non censurée de l'encyclopédie.
En 1765 Catherine rédigera « le Nakaz » qui est en fait un grand projet de réforme des lois en Russie. Les bases du Nakaz sont l'égalité, la liberté
d'expression, l'abolition de la torture. Elle abandonnera toutefois ce projet considérant qu'il risquait de bouleverser l'équilibre du pays. En 1765, elle achètera à Diderot sa bibliothèque en
viager afin qu'il puisse continuer à en profiter mais aussi à vivre correctement. L'impératrice estimant qu'un autre philosophe Voltaire avait lui aussi été mal compris voire maltraité en France
elle décidera d'acheter, à sa mort, sa bibliothèque en hommage au grand homme.
La Révolution française
Quelques dates importantes :
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20 juin 1789 : les
députés des Etats Généraux font le serment de donner une constitution à la France
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14 juillet : Prise de la
Bastille
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Fin juillet :
Insurrection paysanne et « Grande peur » (du 19 juillet au 6 août), on avait fait croire aux paysans que des aristocrates voulaient couper prématurément leurs récoltes et les
affamer.
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4 août : L'Assemblée
Nationale décide l'abolition des privilèges (fin du système féodal)
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26 août : Déclaration des
droits de l'homme et du citoyen
Les femmes et la Révolution Française
Pendant la Révolution Française on commence à penser à donner à la femme des droits supplémentaires. Sans pour autant leur donner l'accès ç la citoyenneté on
leur permet de participer à des événements. D'ailleurs une femme dramaturge, Olympe de Gouges rédige en 1791 une déclaration des droits de la femme et de la citoyenneté.
Extrait :
Préambule
Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d'être constituées en assemblée nationale. Considérant que l'ignorance, l'oubli
ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels
inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des
femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes,
fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous. En conséquence, le sexe supérieur en
beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l'Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la
Citoyenne.
Article 1 : La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les
distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
Article X :Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme
a le droit de monter sur l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la Loi.
Une autre femme marquera son époque, Madame ROLAND, qui tient un salon dit « Républicain ». Elle sera guillotinée en 1793 à cause de son hostilité à
Robespierre.
àenperdrelatetementvotre,
sylvie