Textes « Le Bourgeoise Gentilhomme » MOLIERE p. 31
« Le chapeau de paille d'Italie » LABICHE p. 35
« La Cantatrice Chauve » Ionesco p.38
« Photo ELI KAKOU déguisé en Madame SARFATI p. 56
Sur les Etonnants Classiques FLAMMARION « LE RIRE »
Développement du plan et synthèse rédigée sur le Rire
1) – Comment se déclenche le rire au théâtre ?
Par le biais d'une situation
texte 1 : Monsieur JOURDAIN est vêtu de façon ridicule
Texte 2 : FADINARD tente de raconter sa mésaventure mais ne le peut vraiment ne trouvant pas son auditoire.
Texte 3 : Monsieur et Madame SMITH entretiennent une conversation sans tenant ni aboutissant
Document 4 : La vue du déguisement de Madame SARFATI est très amusante
par son inévitabilité
Texte 1 : Nicole dit elle-même dans le texte « tenez Monsieur battez-moi plutôt et me laissez rire tout mon soûl ».
Texte 2 : Félix assiste à la scène et s'en amuse.
Texte 3 : Les spectateurs de la pièce même s'ils ne comprennent pas grand chose à l'histoire rient.
Document 4 : Quand on voit une video ou une photo ses mimiques et son costume provoquent immédiatement l'hilarité.
Il nourrit les histoires et force sur l'aspect comique
Texte 1 : le personnage de la bonne Nicole et son rire moqueur renforce le ridicule de la tenue de Monsieur JOURDAIN.
Texte 2 : la surdité de l'oncle accentue l'incohérence de l'histoire.
Texte 3 : l'horloge qui sonne toutes les heure mais dans tous les sens ponctue les scènes
Document 4 : Le fait qu'un homme se travestisse en femme force l'aspect comique.
Il contre l'autorité d'un personnage étant sensé avoir le pouvoir
Texte 1 : Monsieur JOURDAIN est le maitre, c'est lui qui est
sensé donner des ordres et il est contré par Nicole qui défie son autorité en se moquant de lui.
Texte 2 : Fadinard souhaite raconter son histoire mais Félix rit au lieu de
compatir « Ah Ah c'est cocasse »
Il met en exergue les traits de caractère des personnages
Texte 1 : Monsieur JOURDAIN est colérique et manque d'autorité
Texte 2 : FADINARD aime avoir un auditoire de qualité il dit à Félix «Vas-t-en j'ai mieux que toi » mais il a un certain humour aussi « Ah
sapristi j'oublie toujours qu'il est sourd » « turlututu, ranplanplan »
Texte 3 : Monsieur et Madame SMITH sont aussi incohérents l'un que l'autre et semblent s'accorder à répondre de façon absurde.
Document 4 : Madame SARFATI est juive et semble avoir toutes les caractéristiques de la femme juive telle qu'on la décrit de façon humoristique.
2 ) - Quels sont les procédés qui mènent au rire ?
Les personnages :
Texte 1 : ils sont
diamétralement opposés dans « le Bourgeois Gentilhomme » Nicole est une servante, elle doit obéissance à son maitre et donc le silence et le respect, et Monsieur JOURDAIN est un riche
bourgeois.
Texte 2 : Ils ont des liens familiaux, VEZINET
est l'oncle par alliance de Fadinard, il est vieux et FADINARD est sur le point de se marier, l'intervention d'un troisième personnage de valet permet d'ajouter au comique.
Texte 3 :
Monsieur et Madame SMITH forment un couple on les surprend dans une situation normale, lui lit le journal et elle est assise auprès de son mari. Ils ont pourtant une conversation complètement
incohérente, ce qui surprend le lecteur ou le spectateur.
Document 4 : En créant Madame SARFATI, Eli
KAKOU met en scène la vie d'une femme juive dans toute sa splendeur. Le résultat est si étonnant que le spectateur ne peut s'empêcher de rire en la voyant d'abord et en l'écoutant
ensuite.
L'écriture
Texte 1 : Au début de la pièce MOLIERE écrit de
petites répliques à Monsieur JOURDAIN qui sont entrecoupées par les rires de NICOLE. Cela donne un rythme particulier au texte. Il utilise également des termes qui forcent au rire
« coquine » « friponne » « pendarde » mais aussi des termes ironiques : NICOLE à JOURDAIN « vous êtes si plaisant » nenni Monsieur j'en serais bien
fâchée ».
Texte 2 : FADINARD parle fort en arrivant
« à la cantonade », LABICHE fait répéter plusieurs fois à FADINARD le début de son aventure « ce matin à huit heures à Charentonneau... » il utilise la surdité de l'oncle et
rend la situation improbable voire absurde « tout à coup je m'aperçois que j'ai laissé tomber mon fouet » « mon neveu ces sentiments vous honorent », il fait répéter à
FADINARD deux fois « turlututu et ran plan plan » il utilise les termes d' »Africain » et de « Beni zoug zoug » il traite Félix de « maroufle » terme
exagéré.
Texte 3 : L'ensemble du texte est incohérent et
toutes les répliques absurdes. Particulièrement la longue tirade sur les BOBBY WATSON.
Document 4 : Les textes de Madame SARFATI
étaient basés sur une étude de la société et des gens mais aussi sur des jeux de mots et des répétions « Madame SARFATI qui demande la police »
Les costumes
Texte 1 : Monsieur JOURDAIN porte un vêtement voyant
peut-être trop voyant et paré trop richement pour sa situation de bourgeois, de fait les excès provoquent le rire de NICOLE mais aussi des spectateurs. NICOLE lui dit « vous êtes si
plaisant » « vous êtes tout à fait drôle »
Document 4 : Madame SARFATI a un costume
bien étudié. C'est une femme apparemment déjà âgée, le corps alourdi à l'élégance toute relative.
L'effet de surprise
Texte 1 : NICOLE fait la morale à son maitre à la fin de la scène ce qui paraît improbable «
vous devriez au moins la fermer à certaines gens »
Texte 2 : la présence d'un personnage qui entend mal en fait c'est FADINARD qui prévient le spectateur « Ah sapristi
j'oublie qu'il est sourd »
Texte 3 : Alors que les SMITH apparaissent dans une situation normale dès la troisième réplique le spectateur commence à
se poser des questions.
Document 4 : Madame SARFATI devient de plus en plus réelle au fur et à mesure qu'Eli KAKOU se l'approprie.
Introduction
Le rire nous surprend, il est difficile à contrôler, le théâtre au travers de pièces comiques a su le mettre en vedette. Molière dans un extrait du « Bourgeois
Gentilhomme » nous présente un Monsieur JOURDAIN endimanché qui est moqué par sa bonne hilarde et irrespectueuse. Labiche dans « un chapeau de paille d'Italie » s'attarde sur
FADINARD un jeune marié à qui il arrive une aventure qu'il a bien du mal à raconter. IONESCO le maitre du théâtre de l'absurde offre au spectateur un dialogue incohérent entre un mari et une
femme. Enfin une photo d'Eli KAKOU déguisé en Madame SARFATI nous rappelle la verve de ce personnage haut en couleur. Mais au théâtre comment se déclenche le rire et quels sont les procédés qui
mènent jusqu'à lui?
Au théâtre, le rire se déclenche au moment où une situation particulière s'installe, dans le « Bourgeois Gentilhomme » de Molière, le fait que Monsieur
JOURDAIN s'habille en gentilhomme provoque l'hilarité car ce vêtement est excessif comme le personnage tout entier d'ailleurs. En effet le désir de Monsieur JOURDAIN de devenir Gentilhomme le
pousse à forcer tous les traits d'un gentilhomme. FADINARD dans « Un chapeau de paille d'Italie » tente de raconter sa mésaventure mais ne le peut vraiment car il ne trouve pas
d'auditoire, il fait taire le valet et a un oncle sourd. Dans « la cantatrice chauve » de IONESCO Monsieur et Madame SMITH entretiennent une conversation dénuée de sens. Eli KAKOU est
particulièrement amusant dans sa tenue de Madame SARFATI. Le rire d'un autre côté est inévitable et humain, NICOLE la bonne de Monsieur JOURDAIN dit « tenez Monsieur battez-moi plutôt et me
laissez rire tout mon soûl ». Il en est de même pour le serviteur de FADINARD évincé de la conversation mais qui en rit. La pièce de IONESCO pousse les spectateurs à rire d'une scène dont
ils ne comprennent pas forcément le sens. Le rire est inévitable lorsque Madame SARFATI apparaît car ses mimiques et sa tenue provoquent immédiatement l'hilarité. Le rire a aussi le pouvoir de
nourrir les histoires et d'en renforcer l'aspect comique. NICOLE par exemple a un rire moqueur qui modifie la vision que l'on a du costume du Bourgeois. La surdité de l'oncle de FADINARD accentue
l'incohérence de la situation. L'horloge des SMITH dans la « Cantatrice chauve » sonne toutes les heures mais dans le désordre. Le personnage de Madame SARFATI joué par un homme en
renforce le comique. Le rire se déclenche également lorsque l'autorité d'un personnage est contrée surtout lorsque celui-ci est sensé avoir le pouvoir et l'autorité, c'est la cas de Monsieur
JOURDAIN qui est le patron de NICOLE, qui est donc sensé lui donner des ordres et qui subit les moqueries de celle-ci. FADINARD le personnage créé par LABICHE souhaite pour sa part raconter son
histoire mais Félix à un moment, un valet, rit et dit « Ah Ah c'est cocasse ». Le rire est provoqué lorsque l'auteur met en exergue les traits de caractère des personnages, MOLIERE nous
dépeint un Monsieur JOURDAIN colérique et manquant d'autorité, LABICHE met en scène un FADINARD aimant avoir un auditoire de qualité, on le découvre lorsqu'il dit à Félix « Vas-t-en j'ai
mieux », mais ce même FADINARD fait également preuve d'humour en disant de son oncle « Ah sapristi j'oublie toujours qu'il est sourd » et en prononçant l'onomatopée
« turlututu, ran plan plan » deux fois de suite, IONESCO s'attache à nous montrer un couple qui nage dans l'incohérence avec un naturel parfait. Quant à Eli KAKOU il campe une mère
juive quasi(parfaite avec toutes les caractéristiques de la femme juive telle qu'on la décrit de façon humoristique.
On peut donc étudier quels sont les procédés qui mènent au rire. L'écriture tout d'abord car l'auteur guide le lecteur au rythme
des phrases comme MOLIERE qui pousse NICOLE à entrecouper obstinément les répliques de Monsieur JOURDAIN pour modifier le rythme de la scène. MOLIERE utilise également des termes qui forcent le
comique, « coquine » « friponne » « pendarde » mais aussi des termes ironiques : NICOLE à JOURDAIN « vous êtes si plaisant » « nenni Monsieur j'en
serais bien fâchée ». Dans la pièce de LABICHE, FADINARD parle
fort en arrivant « à la cantonade », LABICHE fait répéter plusieurs fois à FADINARD le début de son aventure « ce matin à huit heures à Charentonneau... » il utilise la
surdité de l'oncle et rend la situation improbable voire absurde « tout à coup je m'aperçois que j'ai laissé tomber mon fouet » « mon neveu ces sentiments vous honorent », il
fait répéter à FADINARD deux fois « turlututu et ran plan plan » il utilise les termes d' »Africain » et de « Beni zoug zoug » il traite Félix de
« maroufle » terme exagéré. INOESCO pour sa part a choisi d'offrir au lecteur une écriture incohérente et des répliques absurdes qui ont pour but d'interpeler et d'amuser le lecteur ou
le spectateur. Particulièrement la réplique sur les BOBBY WATSON. Eli KAKOU écrivait des textes qui étaient basés sur une étude de la société, sur des jeux de mots et des répétitions, on se
rappelle « Madame SARFATI qui demande la police.
Le choix des personnages est essentiel et confère à la pièce une dimension particulière, dans la pièce de MOLIERE « le
Bourgeois Gentilhomme » ils sont diamétralement opposés, Monsieur JOURDAIN est le maître et Nicole la servante. Elle doit donc obéissance, silence et respect à celui qui l'emploie. Elle est
pourtant irrespectueuse face à un Monsieur JOURDAIN qui ne parvient pas à avoir le dessus. Les personnages de la pièce de LABICHE ont des. liens
familiaux, VEZINET est l'oncle de FADINARD,il est vieux, sourd et affectueux vis à vis de son neveu, la présence de Félix ajoute au comique de la scène. Eugène IONESCO dans « la cantatrice
chauve » met en scène un couple dans une situation en apparence normale, ils sont assis dans leur salon, lui lit le journal, elle est assise près de son mari, ils ont pourtant une
conversation étrange et complètement incohérente. Leur comportement surprend le lecteur ou le spectateur. En créant Madame SARFATI, Eli KAKOU met en scène la vie d'une femme juive et le résultat
est si étonnant que le spectateur ne peut s'empêcher de rire en la voyant d'abord puis en l'écoutant.
Les costumes ont également un rôle important, ils sont visuels et font immé- diatement rire le public, Monsieur JOURDAIN dans la pièce « le Bourgeois
Gentilhomme » porte certainement un vêtement voyant, trop richement paré pour sa condition, de fait ces excès provoquent chez la bonne NICOLE un rire persistant, NICOLE lui dit « vous
êtes si plaisant » ou encore « vous êtes tout à fait drôle ». Madame SARFATI a un costume étudié. C'est une femme apparemment âgée, elle a un corps alourdi et une élégance toute
relative.
L'effet de surprise est un composant essentiel au théâtre et provoque toute naturellement le rire. NICOLE ne fait-elle pas la morale à son maître ce qui paraît
improbable elle lui dit « vous devriez au moins la fermer à certaines gens ». FADINARD n'est-il pas en présence d'un oncle sourd qui répond de façon étrange à ses propos ? C'est
FADINARD lui-même qui va prévenir le public « Ah ! J'oublie qu'il est sourd ». IONESCO de son côté surprend le spectateur en présentant des personnages dans une situation normale,
engageant une conversation en apparence elle aussi normale pour vite dériver en répliques incohérentes. Eli KAKOU devient de plus en plus « féminin » au fur et à mesure de ses
sketchs.
De théâtres pourtant différents, MOLIERE, LABICHE, IONESCO et ELI KAOU nous invitent au travers de leurs textes à découvrir des univers différents mais qui,
pourtant ont comme vecteur le rire. Ils utilisent des procédés traditionnels ou novateurs pour nous divertir mais parviennent tous les quatre à nous proposer une distraction riche en répliques
vives, en digressions absurdes ou encore en personnages hauts en couleur. Ce besoin de rire et de s'amuser a trouvé toute sa dimension au XIXe siècle avec le vaudeville, comédie populaire qui offre au spectateur des rebondissements, des quiproquos mais
aussi des situations « grivoises exploitant le trio « mari, épouse et amant ». Le théâtre vaudevillesque
distrait, amuse et fait oublier les difficultés du quotidien. Ses plus grands auteurs sont Feydeau, Courteline et Labiche bien
sur.
vivelessynthèsessurlerirementvotre,
sylvie
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