Mercredi 18 novembre 2009
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Le livre parle de la promotion sociale et de la fierté qu'elle peut engendrer. Les enfants de milieux ouvriers qui réussissent (rapport avec TANGO PANACHE lorsque
Césira explique à Milan que ses parents sont fiers de lui parce qu'il est au lycée et prépare un bac).
Dans "la Place" l'auteure parle d'elle-même et de sa famille surtout de son père un homme simple qui commença sa vie comme valet de ferme et qui progressa jusqu'à devenir commercçant mais aussi
de sa propre progression, elle deviendra agrégée de français et dépassera les espérances de ses parents. Elle explique également que son père et elle-même vont s'éloigner bien involontairement au
fur et à mesure de son évolution sociale.
Elle a du changer et adopter les us et coutumes de la société à laquelle elle prenait désormais part en délaissant ceux de son enfance et donc ceux de sa famille. Elle va même parler de son père
en ces termes : "cétait un homme simple, modeste il faisait partie des braves gens". Elle en vient donc progressivement à critiquer le manque de culture de son père, de son peu d'intérêt pour les
choses dont elle se délecte. C'est aussi quelque part une critique de la société matérialiste dont ses parents semblent détachés et attachés à la fois. Son père tremblera toute sa vie de revenir
à la condition d'ouvrier qu'il a réussi à abandonner en ouvrant son commerce.
La narratrice raconte son histoire celle de sa famille de l'époque de son grand-père à la mort de son père. C'est une forme d'introspection et parfois on se demande si ce n'est pas une façon de
justifier ces années où elle a douté de son père où elle a eu honte de ses erreurs dues à son manque d'éducation.
En tout cas elle dira : "j'étais coupée en deux, mes parents ma famille d'ouvriers agricoles, de manoeuvres et l'école, ces bouquins, le cul entre deux chaises, ça pousse à la haine, il fallait
bien choisir"
On sait pourtant qu'elle aimait ses parents et que son enfance fut heureuse alors parfois on a du mal à comprendre cette honte. En tout cas moi j'ai eu du mal.
bonnelecturement votre,
sylvie
Par Sylvie CASSEZ
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