Jeudi 22 octobre 2009
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Pour des raisons pratiques il n'y aura pas de rédaction de synthèse cette semaine.
BTS CGO, AM, MUC, BQ : vous avez en votre possession le tableau, le plan et l'introduction.
BTS AG : je vous remettrai les documents très vite.
Je vous propose un petit synopsis de livre à lire dans le programme fourni par l'éducation nationale.
1) - Butor, « La Modification
Synopsis
Première partie. Le narrateur, Léon Delmont, au cours d’un voyage en train de Paris à Rome, passe en revue les différentes étapes de sa vie familiale. Il
pense à sa femme, Henriette, à ses quatre enfants, alors qu’il va retrouver à Rome sa jeune maîtresse, Cécile. Il est fermement décidé à rompre avec son épouse. Le train arrive en gare de
Dijon.
Deuxième partie. Tantôt les images de Paris se superposent aux souvenirs romains, tantôt l’espace de la "Ville éternelle envahit", dans les rêves du
narrateur, le paysage parisien. Il habite à proximité du Panthéon; la Madeleine, l’arc de triomphe de l’Étoile et bien d’autres monuments encore entretiennent cette confusion avec la Rome
antique. Légèrement assoupi, le narrateur laisse vagabonder son imagination. Dans le compartiment où la nuit devient de plus en plus opaque, les lieux, les êtres se confondent. La réalité se
dissout ou se modifie.
Troisième partie. La frontière passée, le train sortant d’un tunnel, la rêverie du narrateur, elle aussi, semble s’aiguiller sur de nouvelles voies. Il
abandonne son projet initial : il découvre que ce qu’il aime en Cécile est l’image même de Rome. Aussi, lorsqu’il arrive à destination, il décide de ne pas la rencontrer cette fois-ci. Il
rentrera seul à Paris.
Analyse
La Modification se présente comme un étrange récit autobiographique, à la deuxième personne du pluriel et au présent de l'indicatif. Directement interpellé
par un "vous", le lecteur semble ainsi amené à vivre les événements au fur et à mesure de leur narration. L’analyse psychologique du personnage central, Léon Delmont, écartelé entre sa femme et
sa maîtresse, est aussi celle du destinataire — de toute personne qui se trouve confrontée à un choix affectif, à une remise en question de ses valeurs et de ses habitudes.
la Modification. Roman de Michel Butor (né en 1926), publié à Paris aux Éditions de Minuit en 1957. Prix Théophraste-Renaudot. Paru la même année que
la Jalousie d’Alain Robbe-Grillet, Tropismes de Nathalie Sarraute, ce troisième roman de Michel Butor associe une écriture moderne à l’analyse classique d’une "crise"
psychologique. Il est aux yeux du grand public un des ouvrages les plus représentatifs du Nouveau Roman.
2) - Dumas, « Le Comte de Monte-Cristo », en particulier, chapitre CXIII
Allez lire le chapitre sur le lien suivant :
http://www.dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitre.php?lid=r14&cid=113
synopsis du livre
Allez lire le résumé sur le lien suivant :
http://www.alalettre.com/dumas-oeuvres-comte-de-monte-cristo.php
Juliet, « Lambeaux », « L'inattendu"
Né le 30 septembre 1934, Charles Juliet est placé, à l'âge de trois mois, dans une famille de paysans suisses. En 1946, il entre à l'Ecole
militaire préparatoire d'Aix-en-Provence qu'il quitte en 1954 pour entrer à l'Ecole de Santé Militaire de Lyon.
En 1957, il abandonne ses études de médecine pour se consacrer entièrement à l'écriture. Le premier tome de son "Journal" paraît en 1978.
Voilà ce qu'on pourrait dire de plus factuel sur cet auteur qui néanmoins permet d'éclaircir certains points de cette autobiographie. C'est aussi un poète, marqué par le traumatisme de son
enfance. (à lire sur cet auteur D'où venu ? d'Anne Lauricella.
D'autres oeuvres :
- Journals et entretiens : Accueils, Mes chemins
- récits et nouvelles : L'Année de l'éveil, l'Innatendu
-Théâtre :L'Incessant, Ecarte la nuit
- Poèsie : Ce pays du silence, Dans la lumiére des saisons, Traversée de la nuit.
Etc..
lambeaux
Deux parties, deux êtres, deux mères. La première, celle qu'il n'a jamais connue et pourtant dont le sang coule dans ses veines. Celle dont pourtant
il raconte la douloureuse histoire, celle dont il retrace les pensées, les hésitations, les doutes. Celle qui aurait voulu avoir les mots, qui ne pouvait les dire et qui souffrait de ce
silence... C'est d'ailleurs ce qui fait la principale particularité de cette autobiographie, car il s'adresse directement à elle par l'emploi de la deuxième personne du singulier... Un pronom
qu'il gardera dans la deuxième partie pour se désigner, une deuxième partie qui raconte l'autre mère, celle tranquille et sereine qui l'a élevé comme son propre fils. Une deuxième partie qui
raconte son enfance, un peu, mais surtout son évolution vers l'écriture car lui aussi ressent cette douleur des mots et ne demande qu'à l'exprimer.
Hommage à ses deux mères ? Douleur de la création ? Voici donc une autobiographie d'un style tout à fait particulier, dont les mots coulent comme le sang et les larmes de l'auteur.
L'inattendu
Un petit paysan, un enfant sensible, attachant, on ignore son nom. Il fait la découverte de la vie et particulièrement du monde des adultes mais aussi de la vie,
de la peur, et de la tendresse. Comme tout enfant qui se découvre il va vivre ses premières expériences, parfois amères parfois tragiques. Enfant de troupe, il connaît la solitude, l’ennui, la
cruauté de certains chefs mais aussi l’amitié. Plus tard, avec le retour à la vie civile, c’est une autre solitude, une autre forme d’ennui et de désespoir. Mais il y aura cette ouverture,
cette lumière possible que suggère une rencontre inattendue. Écrit tantôt sous forme de notes et de fragments plus ou moins développés, tantôt sous forme de récits, L'Inattendu est
l’épilogue, longtemps après, de L’Année de l’éveil.
Ce recueil est constitué de textes très courts. Des mots empreints d’une sincérité douce-amère. Une écriture simple, poétique, nostalgique. Cet homme né dans la
douleur, dont l'existence d'orphelin, d'enfant de troupe, puis d'écrivain n'aura été qu'une incessante quête personnelle. Contrairement à la plupart des autobiographes, on est loin des vertiges
d’une introspection. Juliet n'écrit pas pour se disculper, pas même pour se connaître, mais seulement pour témoigner de soi, pour exister. Il écrit pour libérer les mots qui sont en lui, au
plus profond. Le lecteur se trouve devant la douloureuse réalité d'une vie qui fut sauvée par le pouvoir et la magie des mots.
Lisez ces informations et allez sur les sites de référence.
bétéessement votre,
sylvie
Par Sylvie CASSEZ
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Publié dans : BTS 2009 2010
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